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Planifiez-vous un voyage en Thaïlande?
Prenez l’occasion pour vous faire un costume ou deux sur mesure à des prix imbattables.

«Libération» a testé un des nombreux tailleurs sur mesures de la Sukhumvit Road. Choix du tissu, mensurations, essayage du patron et confection…, il en coûtera quelque 220 euros et une semaine d’attente pour finir sapé comme un milord.
Dans une section huppée de l’avenue, quelques vitrines détonnent dans le paysage, entre les stands qui vendent des nippes, des sextoys ou du Viagra frelaté. Des mannequins de plastique se tiennent, habillés de costumes stricts. Ici se concentrent quelques-uns des tailleurs de Bangkok, soit le cœur de sa mini-industrie du sur-mesure pour homme. Un secteur bien éloigné de la vague qui agite le luxe masculin occidental (beaucoup de grandes marques ayant récemment lancé un service«bespoke»). Mais également aux antipodes de la culture des shopping malls titanesques qui parsèment Bangkok, ces immeubles proposant autant du prêt-à-porter haut de gamme que des produits de contrefaçons, dont l’éventail des marques copiées dépasse largement celui qu’on peut trouver en Europe. Si l’on trouve du faux Armani ou Tommy Hilfiger, il n’est pas rare de tomber sur des plagiats de Comme des garçons ou de la marque punk Boy London.
Evidemment, comparées à la londonienne Savile Row, aux boutiques parisiennes comme Arnys ou aux vénérables tailleurs milanais du Quadrilatero della Moda, ces enseignes ont de drôles de mines. Les mannequins ne sont pas de la meilleure qualité, les éclairages criards repousseraient un client en Europe, et les noms ont des références hasardeuses. Une, prise au hasard, se nomme The New Versaces.
En marchant dans la rue, naît alors l’envie, pour le journaliste – donc fauché – de mode ici en vacances, de prendre «au corps» le sujet du sur-mesure, de rentrer enfin dans la peau du «client», cette figure anonyme tant évoquée dans le monde du luxe, de passer du statut d’observateur à celui de sujet. Et aussi de comprendre, sur sa peau, le plaisir qu’il peut y avoir à porter un costume fait rien que pour soi. Du gonzo journalisme appliqué au chiffon très cher ? Faudrait pas pousser, mais c’est quand même avec un mélange d’appréhension et d’excitation que l’on entre un peu par hasard dans une boutique, Ricky’s Fashion House (1).
Dans la vitrine, deux costumes sont exposés, un franchement démodé (selon les standards européens, évidemment) et un autre, bien coupé. A l’intérieur, trois vendeurs enturbannés rangent des mètres de tissus. Tous sont sikhs, comme une grande partie des tailleurs de la rue, émigrés d’Inde au moment de la partition de 1947. Le propriétaire est Suthep Ghogar, un «sikh type» également, surnommé Ricky. L’homme a une cinquantaine d’années, est né en Thaïlande d’une lignée de tailleurs, et a longtemps travaillé pour la boutique familiale avant de lancer la sienne.

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